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Achat d’une forêt ou vente d’une forêt : Forêt Patrimoine et les experts forestiers du Comité des Forêts, vous accompagnent dans cette démarche.

Forêt à vendre

Forêt à vendre

Sur les 200 000 ha de forêt qui changent de main chaque année, la moitié fait l’objet d’une donation ou succession, l’autre d’une transaction. La forêt est donc un produit qui s’achète et se vend, Forêt Patrimoine (www.foret-patrimoine.com) et les experts forestiers du Comité des Forêts (www.comitedesforets.com), peuvent vous accompagner dans cette demarche. Comment expliquer cet intérêt pour la forêt alors qu’on entend souvent dire que le marché du bois est en baisse ou que des produits financiers d’aujourd’hui égalent les performances financières et fiscales de l’investissement forestier. Quelles sont les raisons qui motivent les acheteurs de forêts ? Quelles sont les caractéristiques de l’investissement forestier par rapport aux autres placements ?

Les caractéristiques financières de l’investissement forestier

Trois caractéristiques majeures permettent de singulariser l’investissement forestier. Elles sont liées à la nature de la forêt :

 Stabilité de la valeur de la forêt

 Valeur de rendement

 Capacité de stockage

Stabilité de la valeur de la forêt

La faible corrélation de l’investissement forestier par rapport aux autres actifs ainsi que sa valorisation spécifique, garantissent à la forêt une valeur stable à long terme. Les fortes oscillations de la bourse ou du marché de l’immobilier s’expliquent en partie par les corrélations qui existent entre ces marchés, les tendances de l’un se répercutant plus ou moins directement sur l’autre. L’investisseur en forêt recherche à diversifier son portefeuille avec des actifs dont les rendements sont non corrélés avec les marchés financiers. Idéalement, il cherche des actifs à fort rendement suivant des cycles différents (contra-cyclique). L’investisseur, qui raisonne à long terme, 20, 50 ou 100 ans, ne se soucie pas de la volatilité ou du rendement de son actif. Ce qu’il souhaite c’est survivre à une catastrophe économique majeure. Pour se protéger, l’investisseur alloue une partie de son potentiel dans des placements desquels il attend un bon comportement ou un maintien de la valeur durant les désastres économiques. L’idée est de vendre les actifs de sauvegarde pour éviter de vendre le cœur du portefeuille quand le cours est très bas. La forêt correspond à ces placements déconnectés des marchés financiers et ayant une valeur « matérielle », comme l’immobilier ou d’autres matières premières.

Valeur de rendement

La première source de revenus, la vente du bois, assure ce rendement, puisque la valeur d’un arbre et d’une forêt est démultipliée du seul fait de sa croissance. Approximativement 65 % des rendements générés par la forêt proviennent de cette croissance biologique, indépendante de la croissance des marchés. L’expérience des gestionnaires forestiers permet de conclure qu’une rentabilité moyenne de 2 à 3 % est tout à fait classique. Certains massifs ont des rentabilités bien supérieures, jusqu’à 8 % sur les meilleurs sols. La forêt est le seul gisement de matière première qui croît naturellement. Il a besoin d’eau, de soleil et de temps. Ce caractère très particulier garantit au propriétaire un revenu même en cas de non-gestion.

Capacité de stockage

Il faut faire la différence entre la production réelle de la forêt et les prélèvements effectués. La distinction entre capital et revenu est très délicate. On assimile les arbres à du capital du fait de leur immobilisation sur une très longue durée alors qu’en fait, ils représentent l’accumulation de nombreuses années de revenus non mobilisés. Bien que les prix des ressources forestières, qui dépendent de l’industrie de la construction et du papier, soient sujets aux cycles économiques, les gérants peuvent néanmoins atténuer l’effet de cycle en retardant la collecte du bois, en attendant que la conjoncture économique s’améliore.

Les avantages fiscaux de l’investissement forestier pour le particulier

L’avantage de l’investissement en forêt pour un particulier réside aussi dans sa fiscalité. Le capital et les revenus bénéficient de dispositions fiscales attrayantes. D’autres dispositions fiscales existent mais elles sont plus anecdotiques. Les privilèges fiscaux accordés aux propriétaires forestiers sont très importants mais tout à fait légitimes et l’on peut noter leur pérennité quel que soit le régime politique. Le législateur trop conscient du potentiel forestier de la France sur le marché du bois et du rôle environnemental de la forêt encourage, les propriétaires forestiers à la gérer.

Les avantages de la fiscalité sur le revenu L’impôt sur le revenu de la forêt est un impôt forfaitaire, il est payé annuellement et en général très faible. Les coupes de bois sont donc exonérées de l’imposition du réel. Cette fiscalité est très avantageuse pour les personnes physiques situées dans les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu puisqu’elle permet d’avoir des revenus presque totalement défiscalisés.

Les avantages de la fiscalité sur le capital Pour le calcul de l’impôt sur la fortune (ISF) et pour le calcul des droits de mutation à titre gratuit (donation-succession), il y a une exonération des ¾ de la valeur de la forêt en contrepartie d’un engagement trentenaire de bonne gestion. Ces dispositions permettent de réduire l’assiette d’imposition des ¾ de la valeur. Dans le cadre des mutations à titre gratuit. Il n’y a pas de limites dans le montant, ni dans la durée de détention du bien. C’est un placement à regarder de très près pour les personnes souhaitant transmettre un capital à une personne qui n’est pas de filiation directe et ceci sans limitation de montant.

Les risques et les parades L’investissement forestier n’est pas à l’abri des risques. Il est exposé à des risques plus diversifiés que les actifs traditionnels et que d’autres matières premières fortement liées aux cycles macro-économiques. Certaines règles doivent être réalisées au moment du choix de l’investissement et ensuite dans le choix et le suivi du gestionnaire.

Choix dans l’investissement Les cours du marché du bois peuvent fluctuer de manière importante alors que ceux-ci conditionnent les recettes. Il est vrai qu’à moyen et long terme, on note que les cours du bois sont stables et suivent l’inflation. Il est recommandé d’investir dans des forêts hétérogènes en structure, en essence et au niveau de l’âge des peuplements. Les arbres sont sujets à des risques physiques et biologiques tels que le feu, le climat ou les maladies. Encore une fois, un investissement forestier adéquatement diversifié en essences, structures et si possible géographiquement, permet de réduire les risques physiques. Il faut aussi s’assurer auprès d’un expert forestier que les essences en présence sont adaptées aux stations forestières.

Choix du gestionnaire et répartition dans le portefeuille financier Le choix du gestionnaire est fondamental, c’est lui qui conditionne la rentabilité et la pérennité de l’investissement, Forêt Patrimoine (www.foret-patrimoine.com) et les experts forestiers du Comité des Forêts(www.comitedesforets.com), vous accompagnent dans cette demarche. C’est lui qui décide de transformer le capital en revenu, il veille à assurer la régénération, c’est à dire les revenus à long terme. Un point essentiel est de pouvoir contrôler les revenus à court terme, la meilleure façon est de s’assurer que les lois du marché, mises en concurrence de plusieurs acheteurs, sont-elles respectées, et le gestionnaire garde-t-il un rôle d’arbitre ? Enfin, le marché de l’immobilier est peu liquide, l’investisseur ne peut pas réellement se défaire de son bien rapidement, ceci est vrai pour la forêt comme pour l’immobilier classique. La forêt doit rester un placement de diversification dans le portefeuille financier. Les gestionnaires de patrimoine recommandent d’investir 10 % des actifs dans ce type de produits (forêt, vignes...). Pour un particulier qui souhaiterait avoir une part plus importante en forêt dans son portefeuille, il doit s’assurer de bien répartir les risques d’un tel placement. L’intégration des forêts dans un portefeuille financier est un moyen de se diversifier et d’améliorer sa situation fiscale. C’est surtout investir dans une matière première d’avenir : l’augmentation de la population mondiale et de ses besoins, la raréfaction des forêts, la situation déficitaire de l’Europe dans ses approvisionnements en bois, laisse penser que le bois comme toutes les matières premières seront les nouveaux gisements de richesse de demain. La dimension affective de la forêt est un élément subjectif qui ne doit pas « polluer » le raisonnement du gestionnaire de patrimoine mais bien souvent, c’est cet élément qui reste la première de toutes les motivations.

Benoit LOISEAU Gérant de Forêt Patrimoine www.foret-patrimoine.com et trésorier du Comité des Forêts



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